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Bien immobilier et classes energetiques : ce qu’il faut retenir !

Avant d’acquérir un logement ou de signer un contrat de location, il est maintenant incontournable d’en vérifier la classe énergétique indiquée sur le DPE. En effet, cet indicateur de performance permet d’estimer la consommation énergétique du logement et le montant de la facture. C’est dans cette optique que de nombreux propriétaires procèdent à la rénovation de leurs  biens immobiliers avant de mettre ces derniers en location ou de les vendre. En effet, les logements de classe A, B, C qui sont les plus performants promettent de bien meilleures plus-values lors de la mise en location et de la vente. Dans ce guide, découvrez les significations des 7 classes énergétiques, ainsi que les étapes de rénovation énergétique que vous devriez entreprendre.

Ce qu’indique la classe énergie d’un bien immobilier

Depuis 2007, avant de mettre en vente, de louer ou d’occuper un logement, il est obligatoire d’en identifier l’étiquette énergétique. Celle-ci doit être établie par un professionnel du diagnostic immobilier agréé par la COFRAC et mentionnée dans le document de Diagnostic Performance Immobilier ou DPE. Ce dernier doit obligatoirement être joint à l’acte de vente ou contrat de bail.

En fonction de l’évaluation, la classe énergie de la maison peut varier de A à G. Une classe maison notée A indique notamment que le logement bénéficie d’une excellente isolation, qu’elle limite au minimum les déperditions énergétiques et que son système de chauffage permet de faire de belles économies. En revanche, le chauffage d’un logement de classe G est certain de vous ruiner.

Cela signifie que les logements de bonne classe énergétique garantissent plus de confort, tout en économisant en énergie en toutes saisons. En effet, ils sont faciles à chauffer en hiver et restent fraîches en été. Ainsi, ce sont les logements de classe A, B et C qui sont actuellement les plus recherchés. D’ailleurs, si vous voulez investir dans l’achat-revente immobilier, ces étiquettes élevées permettent de réaliser jusqu’à 13% de plus-value. D’autre part, la location d’une maison économe en énergie promet également jusqu’à 19% de revenus immobiliers supplémentaires. En effet, pour deux appartements de même configuration, celui dont l’étiquette énergétique est plus élevée se vendra et se louera plus cher.

Les règlementations en matière de performance énergétique

Sachez qu’à partir de 2023, si votre logement a l’étiquette énergétique G, alors vous ne pourrez plus le mettre en location. Il sera ainsi inévitable de réaliser une rénovation énergétique de ces biens immobiliers. D’autre part, les propriétaires de biens immobiliers de classe énergie F auront aussi jusqu’au début de l’année 2028 pour en améliorer les performances énergétiques.

Si vous souhaitez réaliser la rénovation énergétique d’un logement, sachez qu’en dehors du chauffage, le diagnostic prend également en compte l’énergie nécessaire à la production d’eau chaude et à la climatisation. Cela signifie que le projet doit ainsi cibler l’amélioration de l’isolation pour réduire les pertes d’énergie maison, ainsi que le choix d’un système de chauffage et de production d’eau chaude à énergie renouvelable.

A titre d’information, une étiquette énergétique A indique que la consommation est inférieure à 50 kWh/m2/an. Cette classe énergie caractérise surtout les logements neufs conformes à règlementation thermique RT 2012, aux normes HTPE et au label BEPOS. Pour sa part, l’étiquette énergie B concerne les maisons de basse consommation, qui respectent les normes BBC et la règlementation thermique RT 2005, et dont la consommation énergétique est limitée à 90 kWh/m2/an. Et pour une classe énergie maison notée C, la consommation ne doit pas dépasser 150 kWH/m2/an. Toutefois, des aides peuvent être demandées au niveau de l’Anah et d’autres organismes pour financer votre projet de rénovation énergétique.